Pôle missionnaire du Val Maubuée

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 ARTICLES DU MOIS


 

En vue de la prochaine assemblée synodale et du rassemblement diocésain du 23 septembre 2018

les délégués nous partagent leurs questions et convictions

Etre disciple missionnaire dans la communion fraternelle

au service de la mission

 

Questions de délégués : à l’assemblée synodale du 14 Octobre 2017 :
- Il nous faut vivre notre foi, mais comment en parler ? Comment éviter de se replier sur nous-mêmes ? Comment accueillir sans condition ? Comment redonner de l’unité à tous ceux qui cherchent Dieu ?
- Comment être autant missionnaire que disciple ? Pourquoi être missionnaire et comment l’être ? Comment découvrir la portée de notre engagement ?
- Comment parler de Dieu ou annoncer la Bonne nouvelle sans être censuré ?
 
Paroles de délégués :
« Il faut d’abord avoir fait l’expérience de Dieu ; puis s’être engagé pour Dieu : avoir changé quelque chose de notre vie parce qu’Il (ou l’Eglise) nous le demandait. Alors on le découvre vraiment et on peut en parler de façon crédible.
Pour donner le goût de Dieu, il faut rejoindre ceux que nous rencontrons dans leurs questions existentielles ; si on a vécu, plus ou moins, une chose similaire, qu’on l’a vécue précisément en mettant la parole de Dieu (ou celle de l’Eglise) en pratique, et que cela nous a fait du bien, alors on est crédible et on est écouté; ceux-là découvrent un Dieu qu’ils ne connaissaient pas et qui les rejoint. 
L’image de Dieu (et de l’Eglise) est souvent défigurée, et même, de nos jours, publiquement dénigrée. Il faut rectifier: se déclarer pour Dieu avec douceur et fermeté ; dire la réalité de Dieu dont nous avons fait l’expérience, qui est bonne pour l’homme comme elle a été bienfaisante pour nous. »
(Laurent Challan Belval -Délégué Senior)
 
« Notre mission, en tout cas la mienne, c’est de faire voyager la foi entre la Maison de Dieu et le quotidien de tout un chacun. Je suis animateur d’aumônerie. J’ai été choisi. Bon, dit comme ça, on sent la phrase cliché qui arrive derrière : « Je suis l’élu ». Mais dans un sens, cela est vrai. Je suis responsable de jeunes. Ce petit groupe de croyants dont j’essaie de solidifier la foi à chaque rencontre d’aumônerie, ce sont eux aussi qui solidifient la mienne. À travers leurs paroles, j’aperçois leur façon de penser, de vivre avec cette conviction de l’amour de Dieu qui est plus grand qu’eux, que moi, que nous.
La foi est mon bâton de berger. Tel Moïse devant Pharaon, je brandis ce bâton ; Regardez, admirez le plus grand trésor de mon cœur ! 
Pour reprendre le thème des JMJ 2011 à Madrid, qui resteront un de mes plus beaux souvenirs de vie chrétienne : « Affirmez votre foi. Parlez-en. Et on vous écoutera. »    
Me voici donc, disciple parmi les disciples. Je sais quelle est ma mission : faire ainsi se tourner les regards vers la Vérité du Très Haut. »
(Rémi Grondin -Délégué Junior)

Catéchistes aujourd'hui :

Un relai des parents dans la découverte du Christ par les jeunes

Babila Cromwel nous livre son expérience de catéchèse en Seine-et-Marne et nous montre qu’avec ses équipes, elle essaie de faire découvrir le Christ aux jeunes, souvent en complément voire à la place de leur famille. Elle désire les amener à construire une relation d’amour avec le Christ et à en vivre.
 
Coordinatrice de la catéchèse sur le pole du Val Maubuée en Seine et Marne, je constate depuis quelques années, une crise de la transmission de la foi auprès des parents venant inscrire leurs enfants au caté. Ils inscrivent leurs enfants tout d’abord par une tradition familiale héritée. La plupart de ces parents ne pratiquent pas et ne vont pas à la messe mais leur croyance a une certaine place dans leur vie.
 
Auparavant, la foi se communiquait comme un héritage de génération en génération, on adoptait les valeurs et les pratiques de ses parents.
Peu à peu, ce concept a laissé place à une nouvelle formule : « Je me construis mon ‘croire’ ». Actuellement, nous avons un nouveau type de croyant, chacun fabrique « sa » religion ; il y a en quelque sorte un bricolage religieux, avec des familles monoparentales, recomposées ou séparées : maman croit, papa non, ou l’un des deux est d’une autre religion…
 
Certains parents sont démunis en ce qui concerne l’éducation religieuse de leur enfant, ils n’ont pas de langage religieux, ni de culture religieuse.
La transmission nécessite surtout une foi vivante et une expérience de Dieu renouvelée à travers la prière ; la Parole de Dieu travaille au cœur de chacun.
 
En tant que mère de 3 enfants, je fais partie de la catégorie des parents qui souhaitent que leur enfant s’engage dans la vie chrétienne à la suite du baptême pour prendre place dans l’Eglise et y vivre pleinement leur foi avec le Christ. Puisque l’engagement de tout baptisé est d’ordre théologal : la foi est adhésion à quelqu’un (Jésus Christ) et non d’abord à des idées ou des principes moraux.
« La famille, un noyau pour la transmission de la foi »
 
Jean-Paul II en 1994 écrivait dans sa lettre aux familles : « Les parents à travers le témoignage de leur vie sont les premiers hérauts (messagers) de l’Evangile auprès des enfants ».
Aujourd’hui au catéchisme, on s’appuie sur l'expérience de chacun pour découvrir la présence de Dieu dans leur vie, en donnant du sens à toutes les facettes de la vie chrétienne : croire, célébrer, prier, s'engager, fraterniser, faire communauté et surtout être témoin, c’est-à-dire être disciple du Christ dans le monde et dans l’Eglise d’aujourd’hui.
 
La famille est un noyau important pour la transmission de la foi, un parent n’a pas besoin d’être parfait pour transmettre l’amour. Notre rôle est avant tout de donner goût de « devenir » et de « demeurer » chrétien.
Babila Cromwel

Equipe accueil

Chaque année, les membres de l'équipe accueil se retrouvent une journée
pour réfléchir ensemble sur un thème et en même temps, vivre un moment de partage et d'amitié.
 
Bravant la neige et le froid, nous nous sommes rassemblés, le samedi 10 février au prieuré de Lumigny, chez les Soeurs Missionnaires des Campagnes autour de Martine Morançais responsable diocésaine de la Pastorale des Migrants.
 
Après un bon café réconfortant, Martine nous présente le thème de ce samedi:  « Relation entre foi et tradition : Vivant au milieu de cultures différentes, comment cette pluralité nous interpelle-t-elle? Que nous apporte-t-elle? Quelles joies? Quelles difficultés? Quelles questions? »
 
Des joies :
- Des faits sont rapportés: partage d'amitié, d'attention, d'accueil dans un immeuble au moment d'un deuil
- Les célébrations sont plus festives, plus joyeuses grâce à la diversité de notre communauté.
 
Des difficultés :
- Confusion entre la foi et la superstition, barrière de la langue  
- Méfiance face à la différence, inquiétude face à l'accueil,
- Attention à notre regard, à notre attitude dans l'accueil de l'Autre.
- Rythme de vie différent, le rapport au temps: dans certaines cultures le temps n'est pas celui de nos montres!
- Ne pas blesser les personnes dans leur foi: être à l'écoute, ne pas juger mais accompagner, cheminer ensemble
- Face à des demandes particulières liées à leur culture, à leur tradition, chercher le meilleur chemin, dans le respect de la personne.
 
Des questions :
- Comment comprendre véritablement la démarche de l'autre?
- Comment ne pas blesser dans nos réponses?  
- Comment discerner une démarche de foi ou simplement le respect d'une tradition? 
- Notre méconnaissance d'autres cultures, peut nous amener à ne pas discerner les vraies demandes.
- Nous devons nous méfier de nos certitudes et de nos a priori, et combattre nos préjugés.    
 
Dieu nous dit quelque chose à travers toutes ces situations : deux solutions, on s'enferme ou on partage
Voir : La parabole du Tisserand: CCFD, le numéro de février. (Lien ci-dessous)
 
Une surprise nous attendait après le repas partagé: la rencontre avec un couple de culture inconnue, les « Albatrociens ». Cette mise en scène élaborée par Martine nous a permis de mieux mesurer les difficultés de comprendre les attitudes et les gestes d'une culture différente.
 
Exemple : Nous voyons l’homme appuyer sur la tête de sa compagne : pour nous, c’est un geste qui montre la soumission alors que dans leur culture, il montre l’union de la femme avec la terre, en tant que nourricière, tandis que l’homme n’en est pas digne mais, ainsi relié par sa femme, il se rapproche du sacré, de la terre qui féconde. Nous risquons de fausses interprétations et des jugements hâtifs.
 
Nos différences se jouent aussi dans les moments difficiles de la vie: les décès et le deuil. C’est dans ces moments que l'on se rapproche le plus de sa propre culture. Ces situations demandent de l'écoute et du respect.
 
Conclusion de cette journée :
Membres de l'équipe accueil, nous devons nous adapter sans cesse face à toutes les différences que nous rencontrons. Notre manière de vivre notre foi ne doit pas être figée; elle doit se risquer à la rencontre de l'Autre! Nous devons faire église ensemble. Nous avons chacun quelque chose à apporter et à recevoir de l'Autre.

Carnet paroissial

du 15 février 2018 au 15 mars 2018

Par le baptême, ils sont entrés dans notre communauté

CHAMPS :                 Keyssia MAINBE MICHOLET ; Sara VIOMESNIL ; Melvyn PHIRMIS

NOISIEL :                  Yohan BARDEUR ; Yanis LASSEY ASSIAKOLEY ; Maxance MASSENGO ; Lola FREDERIC ;

                                  Maria Na MARNA

TORCY :                    Hanna YORO ; Gabriel YORO ; Pierre Alexandre YORO ; Juliette CAILLEUX ;             

                                  Laura MASSART ; Nathan MASSART ; Alycia YAO

 

Ils ont rejoint le Père et nous prions pour eux

CHAMPS :                Yvette GIRE ; Mohammed ABDELLALI ;  Paul ALESSANDRINI

EMERAINVILLE:      Monique BEGUIN ; Jacques GALPIN ; André LEGOUAREQUER 

TORCY :                  Jeanine CHEVALLIER ; Evelyne LOICHEMOL ; Miquelina MARTINS DA SILVA ;

                                Razafi MANDRANTO