Pôle missionnaire du Val Maubuée

Eglise Catholique

 Solidarité


 

 

 

 Pastorale des migrants


 


Vous pouvez le télécharger sur le site diocésain de la Solidarité en cliquant sur le lien: http://solidarite.catho77.fr/spip.php?rubrique321

ou bien en ouvrant directement le fichier PDF :  http://solidarite.catho77.fr/IMG/pdf/pdm_pdm_sept2018.pdf


Martine Morançais - Responsable du service diocésain de la Pastorale des Migrants
Tel : 06 28 73 73 87 e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Extrait du témoignage de Paul et de Tai lors de la JMMR 2018 à Lognes

 

Je viens du Cameroun…je suis arrivé par l’Italie, mais je n’ai pas pu être soigné. Je suis parti en France, où je connaissais quelqu’un…mais sans papier, pas de travail, pas de fiche de paie pas de logement ! C’est très dur pour moi. Alors que je suis encore jeune et courageux, je ne refuserai aucun travail, même pénible. Si on me donne ma chance, je souhaiterai  m’intégrer dans la société comme vous.…en attendant, je participe à ACO et je donne des cours de soutien scolaire au secours catholique…

 

 
 
 
Je m’appelle Tai. Je suis arrivé en France en 1985 à l’âge de 12 ans par la procédure du regroupement familial et aussi  pour fuir la politique économique du communisme au Vietnam. J’ai évolué dans mes études grâce aux mathématiques, malgré mon handicap avec la langue française. Il y avait également d’autres migrants de toutes les couleurs dans ma classe.
Avec ma persévérance, l’aide de mes camarades de classe et surtout de certains professeurs au collège, au lycée et même à l’université, j’ai pu enfin intégrer la vie active.

Maintenant, je suis marié et nous avons un enfant de 3 ans ici présent dans l’église. En rédigeant sur mon passé, en tant que migrant, je me disais que j’ai eu beaucoup de chance. Car aujourd’hui, le regard sur les migrants est moins chaleureux.

Je comprends aussi l’inquiétude des pays d’accueil, tout particulièrement la France avec les récents événements dramatiques. La France est la patrie des droits de l’homme, des associations travaillent à l’écoute et au service des migrants, mais ils sont plus ou moins bien vus aujourd’hui.

Aimez vos ennemis et pardonnez leur car ils ne savent pas se qu’ils font dit le Seigneur.

Oui, Seigneur, personne n’est parfait, car nous tous avons été lâche avec toi et jusqu’à tuer le fils de l’homme, le fils de Dieu.

Notre Pape François, en cette journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, nous interpelle sur ces hommes et ces femmes qui frappent à nos portes comme l’occasion de rencontre avec le Christ. Accueillez les, protégez les, les faire promouvoir afin qu’ils puissent s’intégrer dans nos sociétés.

Seigneur toi qui connait nos faiblesses, toi qui a l’audace de confier ton Eglise à l’homme qui ta renié trois fois ; donnes nous cette audace d’aimer notre prochain comme nous même ; de faire confiance aux réfugiés comme notre frère du même Père.

En ce début d’année 2018, je souhaite à tous, une année d’Amour dans le Christ afin que chacun puisse entendre :  «  J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli » Mt 25,35

 


Association des amis du collectif Romeurope du Val Maubuée
Dont l'action est d'aider les personnes habitants dans les bidonvilles du Val Maubuée dans les démarches liées à l'insertion : emploi, scolarisation, accès à la santé, à la culture et facilitation de leur rencontre avec les habitants
Présidente : Chantal DARTUS (Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

 

 

 

 

Pastorale de la santé

Vous êtes : 
- une personne malade
- une personne handicapée
- une personne isolée
- une personne agée
- une personne fragilisée
- une famille ou des proches en souffrance
- des professionnels de santé...
Des équipes sont là pour vous accompagner et vous aider !
Le service évangélique des malades recherches des bénévoles
 
Vous pouvez contacter Diane AKPAKI (06 10 54 43 40) si vous souhaiter y participer.
Vous pourrez aussi participer à la Journée des Malades qui aura lieu le 11 février 2020.
 
Le S.E.M. est un service de solidarité en église important.
- Il accompagne des personnes âgées dans les maisons de retraite ainsi qu’à domicile en proposant des visites régulières d’un bénévole pour vivre un temps d’amitié, d’écoute ou de prière selon le souhait de la personne.
- Il anime des célébrations une fois par mois dans les maisons de retraite.
- Ses membres se retrouvent également une fois par mois pour un temps d’échange et de prière à partir de ce que chacun a vécu dans son accompagnement dans les semaines écoulées.
- Des temps forts au niveau du diocèse: formation, récollections sont proposées.
- Le service participe également au pèlerinage diocésain annuel à Lourdes en accompagnant des malades ou des personnes âgées de notre secteur.
 
Le service a besoin de nouveaux bénévoles pour répondre aux demandes qui lui sont adressées
Si vous avez quelques heures de libres dans la semaine,
Si vous avez le désir de vous mettre au service,
Si vous souhaitez vivre un engagement de foi et de solidarité,
Faites-vous connaitre au Centre Saint Paul !
Nous vous accueillerons avec grand plaisir et nous répondrons à toutes vos questions concernant ce service de solidarité…

Témoignage

Porter la communion aux malades : Porter le Christ !
Porter la communion c’est avant tout un service d’Église.
C’est une des fonctions extraordinaires des laïcs au sein de l’église 
Ce ministère demande de s’y être préparé et normalement d’être mandaté.
 
C’est le prêtre qui appelle les ministres concernés et leur remet les custodes en disant :
« Recevez le Pain de vie pour le donner à nos frères absents. Dites-leur que notre communauté prie pour eux et compte sur leur prière ».
 
Mais cela ne suffit pas :
Pour moi c’était un temps partagé et un temps de prières avec Françoise (la mère de mon épouse).
Mais cette rencontre ne s’est jamais improvisée. Chaque semaine après l’envoi en mission du prêtre, j’ai toujours préparé une feuille avec une lecture du jour ou l’Évangile.
Suivant l’état de fatigue de Françoise, c’est moi qui faisais la lecture, autrement c’était elle qui lisait le texte.
Un petit échange suivait.
 
J’ai également toujours préparé des intentions de prière ciblées, sur un ou 2 événements, mais les principales portaient sur sa famille, enfants, petits-enfants, et arrières. Puis la récitation du Notre Père, (en se tenant les mains), et l’échange d’un signe de paix.
 
Après « Heureux les invités au repas du Seigneur » elle recevait le Corps du Christ.
Notre temps de prière s’est toujours terminé par la récitation de la prière à Marie.
La communion était l’un de ses soutiens : impossible de se déplacer !
Elle a eu une vieillesse entourée, mais surtout une vie bien remplie.
 
Pour celui qui apporte la communion, c’est une expérience de foi et un bel exemple du Vivre Ensemble.
 
Pour en savoir plus :

Pierre Osorio


Pastorale des personnes handicapées - C'est un mouvement  d'amitié, de partage, rassemblant des personnes handicapées, leurs familles et leurs amis
Responsable diocésain - Frère Marc de Jésus serviteur - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - tel : 06 11 11 11 37
Fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées
Père Andrée DUMORTIER - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - tél 06 32 06 71 51
Relais lumière espérance
Ils accueillent, rassemblent et soutiennent humainement et spirituellement, les personnes dont un proche - parent ou ami - souffre de troubles psychiques
Responsable Hubert PEIGNE - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - tél 06 60 22 58 8
Vous êtes soignants, médecins...
Venez partager votre expérience de professionnel dans le dialogue et l'amitié au sein du monde de la santé
Contact  06 60 42 11 81
Agir pour vous aider : le deuil... AGAPA
Vous êtes accompagné et soutenu suite à la perte d'un enfant à la naissance ou à une maternité qui n'a pu être menée à terme.
Contact  tél 06 33 27 59 83 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 

Projet  de loi bioéthique - 2019

Lisez la lettre ouverte de de Mgr Jean-Yves Nahmias, envoyée aux parlementaires de Seine-et-Marne, à l’occasion du projet de loi sur la bioéthique.

Meaux, le 30 septembre 2019

Madame, Monsieur,

Depuis le 24 septembre a commencé en séance publique à l’Assemblée Nationale l’examen du projet de loi relatif à la bioéthique.

Comme évêque et comme citoyen, je mesure la charge de travail qui vous incombe pour entrer dans le discernement nécessaire. Je voudrais vous dire l’estime que j’ai pour votre travail d’élu et, en même temps, je vous avoue mon inquiétude sur certains aspects du projet de loi.

Jusqu’ici, la PMA était réservée à un usage thérapeutique pour aider les couples infertiles. Faire passer la PMA de l’usage thérapeutique à une réponse à des désirs individuels me semble un chemin périlleux. Chacun voit bien les difficultés que cela pose. La question de la filiation : qui sera la mère dans le cadre d’un couple homosexuel ? Quel accès à l’identité paternelle ? Sur le principe d’égalité, ce chemin n’ouvre-t-il pas l’accès inévitable à la procréation via la GPA ?

Certains disent que ces pratiques sont libres à l’étranger et qu’il faut bien trouver un statut juridique pour ces enfants qui vont grandir en France. D’autres ajoutent que beaucoup d’enfants ne connaissent pas leur père et que cela ne les empêche pas de vivre heureux. Malheureusement, ces enfants font les frais des relations difficiles entre leurs parents ou d’accidents de la vie que nous ne souhaitons à personne. Devons-nous faire entrer dans la normalité le fait de ne pas avoir de père ?

Le champ de la recherche sur l’embryon est sans cesse élargi. Jusqu’où cela ira-t-il ? Nous comprenons tous que s’il est possible de trier avec succès les ovocytes cela conduira à une forme d’eugénisme.

Je sais l’importance de la recherche et je sais combien notre monde évolue vite, mais il faut savoir proposer des garde-fous et des cadres. Nous voyons tous chaque jour les dégâts que notre technologie a infligés à la nature : ne reproduisons pas les mêmes erreurs avec la vie humaine.

Durant les prochaines semaines, vous serez amenés à vous exprimer sur ce projet de loi fondamental. J’espère profondément que votre réflexion personnelle et votre travail de parlementaires aboutiront à une loi qui garantira auxgénérations futures le respect de la personne humaine.

Je vous prie de croire à ma prière pour chacun de vous.

Mgr Jean-Yves Nahmias
Évêque de Meaux

 Secours Catholique


Secours Catholique Stade de la Malvoisine 34 ter (ou T), Cours du Buisson 77186 NOISIEL - Tél : 01 60 05 83 97

La boutique solidaire qui va ouvrir au sein du Secours Catholique et qui a besoin de bénévoles pour la faire fonctionner : Vous pouvez vous faire connaître auprès d’Anne LACASSAGNE ou de Régine TADJA (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).


Bonjour à toutes et tous
 
En ce temps de confinement d'autant plus difficile pour les personnes en précarité ou isolées, nous souhaitions vous faire part de l'offre (bien que limitée en raison des contraintes sanitaires qui s'imposent aux bénévoles) du secours catholique.
 
Nous ne sommes plus autorisés à ouvrir la Boutique solidaire de faire de permanences au local même la distribution du courrier ou de la distribution alimentaire. 
Par contre nous tenons une permanence téléphonique avec le téléphone portable 07 57 45 38 48 ce qui nous permet de 
 
- orienter sur les dispositifs de distribution alimentaire en place, 
- renseigner sur l'existence de courriers arrivés (avec remise sur rendez vous) 
- informer sur les situations administratives 
-  signaler aux CCAS et  MDS les situations qui pourraient nécessiter une prise en charge par ces administrations
- garder le contact avec les familles pour partager leur vie de confinés et répondre à leurs besoins (demande de portage de courses etc..
 
Le secours catholique a fait le choix au niveau national de privilégier la distribution de chèques services à la distribution alimentaire qui imposait trop de règles sanitaires, en complément des distributions réalisées par les plateformes du 115 pour les familles logées en hôtel (ce qui constitue la majeure partie des situations suivies par le SC) ; 
Nous suivons la mise en oeuvre des distributions alimentaires dans les camps en lien avec le colectif  
Les bénévoles qui accompagnent des enfants dans leur scolarité maintiennent leur service par téléphone.
 
La plupart des bénévoles ayant plus de 70 ans ou presque on s'ajuste donc à notre capacité opérationnelle en gérant beaucoup à distance
 
Cependant il nous tient à coeur de pouvoir répondre à toute situation isolée (en difficulté de se déplacer ou besoin d'une aide ponctuelle financière pour boucler son budget alimentaire)  aussi nous vous remercions de nous faire remonter les situations qui vous interpellent pour voir si on peut agir soit sur le portable du secours catholique : 07 57 45 38 48 
soit sur le mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
NOUS VOUS SOUHAITONS UNE BELLE SEMAINE SAINTE; 
 
Invitation pour rendez-vous quotidien
Confinés....  ....mais pas isolés
Après les applaudissements pour les soignants, tous les soirs, à 20h15, un rendez-vous quotidien, pour rester connectés, est proposé à toutes les actrices, à tous les acteurs du secours catholique.
Mettons tout notre coeur, pour ce temps qui nous rassemble, pour ce moment tous ensemble !
Un petit temps de recueillement !
Devant une bougie, avec nos pratiques, avec nos convictions, soyons en communion pendant 5 minutes, faisant chut !
Cultivons notre fraternité ! Laissons éclore notre unité !
Pour les plus démunis, pour les sans-abris, que leur peine ne soit pas vaine !
Arrosons de bonté notre patience !  Laissons germer notre espérance !
Malgré la maladie, aimons la vie !

 

 

 

 CCFD Terre Solidaires


 

 - Le CCFD-Terre Solidaire (CCFD = Comité catholique contre la faim et pour le développement) est né en 1961 à l’initiative de la Conférence des évêques de France. Son action prend racine dans la doctrine sociale de l’Église.

- Le CCFD-Terre Solidaire est devenu la première ONG française dans le domaine du développement, et son expertise est reconnue bien au-delà des milieux confessionnels. Il s’appuie sur un réseau de 15 000 bénévoles pour sensibiliser nos concitoyens à la solidarité internationale et mène des actions de plaidoyer auprès des responsables politiques afin que ceux-ci prennent en compte cet enjeu dans leurs décisions.
- Le CCFD poursuit un travail d’analyse des causes de la faim et du mal-développement dans le monde qui lui permet de faire des propositions concrètes afin de faire évoluer les lois et les réglementations pour bâtir un monde plus juste. Et il agit sur le terrain en soutenant localement des centaines de projets : en 2019, 697 projets sont soutenus au sein de 66 pays.

Pour découvrir nos projets et nos actions, site internet : http://ccfd-terresolidaire.org

Sur le pôle missionnaire du Val Maubuée :
L’équipe locale compte 7 bénévoles. Nous nous réunissons régulièrement pour échanger les nouvelles et mettre en place les différentes actions : soirée d’information, campagne de Carême, quête nationale, les km soleil avec les enfants du catéchisme, le plaidoyer envers les élus locaux et nationales (contre les agro-carburants, les paradis fiscaux et aujourd’hui sur la Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises) …

Pour plus d’information, contacter M. Patrice Delaporte Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Responsables: Patrice DELAPORTE et Maurice BESTOSO : 01 60 06 37 12


 

Le chant des pèlerins de Compostelle

Tous les matins nous prenons le chemin, Tous les matins nous allons plus loin,

Jour après jour la route nous appelle, C’est la voix de Compostelle !

Ultreïa ! Ultreïa ! Et susseïa ! Deus adjuva nos !

 

Un jour, lors d’une réunion de l’équipe locale du CCFD-Terre Solidaire, il y en a eu un qui a dit : « ça vous dirait, de faire le pèlerinage de Compostelle? Tous ensemble ? Moi j’en ai envie depuis longtemps… » Silence… Puis l’enthousiasme, pour tous et chacun.

Pourquoi ? Nous ne nous sommes pas posé mutuellement la question. Certains savaient peut-être, d’autres pas. Il peut y avoir tant de réponses ! Nous nous entendions bien, mais ne nous connaissions pas tant que ça ; nous nous savions très différents les uns des autres, mais engagés dans le même souci de l’Autre.

Nous sommes partis en août 2011, du Puy en Velay. Pour 8 jours. Un départ très fort, très émouvant. Des dizaines d’autres pèlerins, venus du monde entier, l’Envoi par l’évêque du Puy, l’aube qui se lève, « à tout à l’heure, Marie-Paule ! Tu prends la voiture, seule… », le chemin, la marche, le paysage, les autres pèlerins, la troupe s’étire, on se tait, on se parle, on se salue « ton prénom ? tu viens d’où ? tu vas où ? », on s’éloigne, on s’arrête, une petite prière dans une chapelle, on repart, on se reconnaît, on s’encourage, « Ultreïa ! », on regarde, on admire, on marche, Marie-Paule roule, et attend… 8 jours, c’est trop court !

 

Nous rallongerons la durée de nos étapes à 10 puis 15 jours, pour arriver cette année 2016 à Santiago et jusqu’au « bout du monde », Fisterra et Muxià. Et nous y sommes arrivés ! Tous les six ! Avec des hauts, des bas, des accidents de parcours, des agacements et des moments d’enthousiasme, des barres de rire et des moments de spiritualité intenses… Nous avons découvert des pays, des gens dans ces pays et leurs sourires, des pèlerins qui marchaient, comme nous ou pas du tout comme nous, mais leurs sourires, et nous six, nous étonnant de toutes ces merveilles : « tu as vu ? tu as entendu ? ».
 
Nous avons découvert, nous sommes en train de découvrir…que nous l’avons fait. Mais c’est trop frais encore pour des conclusions ; je cite une petite jeune fille canadienne, qui m’a dit, vers la fin du pèlerinage : « Quand je rentrerai, ils vont me dire : ‘Comment c’était, alors, le Chemin de Compostelle ?’ Je leur répondrai : ‘Ce n’est pas le chemin dont je peux parler, mais mon chemin !’Ils demanderont : ‘C’était comment, alors, ton Chemin ?’ Et moi, je ne saurai pas quoi dire... Je pense que je leur dirai : ‘ Je ne peux pas vous expliquer. Il faut que vous y alliez vous-mêmes…’ ». A notre retour, nous avons été instantanément happés par notre quotidien. Nous y repensons souvent, nous cherchons les effets de notre Chemin. Au fond, que signifie le fait d’être arrivés ? « Lorsque vous serez revenus chez vous, dit le Père José-Maria Maroquin, dites-vous que vous êtes encore sur le chemin, et que vous y serez désormais toujours, car c’est un chemin qui ne connaît pas de fin. Sachez-le et ne l’oubliez jamais ». Ainsi nous sommes devenus, les uns pour les autres, les « Compagnons du Chemin » Maurice, Marie-Paule, Patrice, Christine, Guy, Maurice, et Marie-Claire qui a fait deux années avec nous.
 

 

 

 

 

L

 

 

 

 

 Action des chrétiens pour l'abolition de la Torture




 


« …..Je ne crois pas au droit du plus fort, au langage des armes, à la puissance des puissants. Je ne veux croire qu’aux droits de l’homme, à la main ouverte, à la puissance des non-violents. »

Dom Helder Camara « Credo pour la paix »


Appel ACAT du mois de avril 2021

 

 

Le 25 / 03 / 2021

Il y a cinq ans, le Vietnam était touché par la plus importante crise environnementale de son histoire. En avril 2016, la firme taïwanaise Formosa déverse des tonnes de déchets toxiques dans la mer. La catastrophe affecte quatre provinces et des centaines de milliers de personnes. Rapidement, des manifestations secouent les grandes villes du pays. Tandis que les médias d’État vietnamiens tentent de calmer la gronde à coups d’opérations de communication, les manifestants sont placés sous surveillance, frappés par la police, ou ramenés au poste pour y être torturés.

Nguyen Van Hoa, jeune journaliste citoyen de 21 ans, décide d’aller couvrir ces manifestations et d’apporter son soutien aux familles affectées. Sa province d’origine, Ha Tinh, est l’une des plus touchées par la catastrophe. En octobre 2016, Hoa publie sur les réseaux sociaux les images, filmées à l’aide de son drone, d’une manifestation pacifique à l’extérieur des locaux de l’entreprise Formosa. Sa vidéo devient virale. Ces images lui vaudront d’être arrêté le 11 janvier 2017 par la police de la province de Ha Tinh, qui l’accuse dans un premier temps de vol de moto et de trafic de drogue avant de l’inculper pour « propagande contre l’État ». Le 27 novembre 2017, lors d’un procès au secret et sans représentation légale, Nguyen Van Hoa est condamné à sept ans de prison, suivis de trois ans d’assignation à résidence.

Torturé pour briser sa détermination

Dès son arrestation, Nguyen Van Hoa subit tortures et mauvais traitements. D’abord pour le forcer à accuser d’autres défenseurs des droits humains, puis pour s’être rétracté à la barre en indiquant au juge que ses déclarations avaient été obtenues sous la torture, enfin en représailles pour avoir porté plainte pour les sévices déjà subis. En effet, à deux reprises, en septembre 2018 et février 2019, Nguyen Van Hoa tente de porter plainte pour torture en suivant la procédure légale prévue par la loi vietnamienne. Les autorités de supervision du centre de détention de Ha Tinh et de la prison d’An Diêm ont toujours ignoré ses demandes. Hoa fait par la suite l’objet de mesures disciplinaires pour « violation du règlement de la prison » et pour avoir « critiqué le Parti communiste » et est passé à tabac par des gardiens. Entre mai et septembre 2019, il est envoyé à l’isolement. Durant cette période, Hoa est sous surveillance vidéo permanente, privé de lumière naturelle et sujet aux menaces constantes des gardes.

A plusieurs reprises, Nguyen Van Hoa est forcé de recourir à des grèves de la faim pour faire valoir ses droits et faire cesser les mauvais traitements. En 2020, Hoa a été privé de ses droits de visite car il refusait de porter l’uniforme de la prison. A cause de la torture subie, des conditions de détention et des grèves de la faim successives entreprises, Hoa, qui fêtera ses 26 ans le 15 avril 2021, s’affaiblit. Il souffre notamment d’otites et éprouve des difficultés à avaler, à mâcher et à entendre. Depuis son arrestation, il n’a bénéficié  d’aucun suivi médical.


L’ACAT est une ONG chrétienne de défense des droits de l’homme créée en 1974. Association loi 1901, elle est reconnue d'utilité publique et d'éducation populaire. 

 L’ACAT combat la torture et défend l’abolition de la peine de mort, ainsi que le droit d’asile partout dans le monde, sans distinction idéologique, ethnique ou religieuse. 

Comme chrétiens, nous refusons la pratique de la torture et agissons pour son abolition, en accord avec l’article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 Les trois piliers de l’ACAT : agir, prier, être œcuménique

 Agir :

  • Envoi de lettres d’intervention aux autorités pour dénoncer la pratique de la torture ;
  • Soutien par envoi de lettres aux prisonniers victimes de la violence d’Etat et à leur famille ;
  • Sensibilisation des chrétiens au scandale de la torture ;
  • Education aux Droits de l’Homme en milieu scolaire.

 Prier :

  • Pour les personnes torturées et pour les tortionnaires, afin qu’ils retrouvent leur dignité d’homme. La « Nuit des Veilleurs » est une chaîne de prière relayée dans le monde entier à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture.

 Etre œcuménique :

  • L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture est une association œcuménique, internationale, fondée en 1974 par deux femmes protestantes.

 Action, prière et œcuménisme sont efficaces : chaque année nous mettons fin au calvaire de plus de 200 hommes, femmes et enfants


 

Morts pour avoir manifesté

Mamadou Lamarana Bah, 16 ans, élève ; Thierno Sadou Bah, 18 ans, chauffeur ; Mamadou Karffa Diallo, 22 ans, élève ; Mamadou Aliou Diallo, 24 ans, maçon ; Amadou Oury Diallo, 25 ans, chauffeur ; Abdoulaye Timbo Sow, 27 ans, marchand ; Thierno Mamadou Kalidou Diallo, 27 ans, médecin stagiaire ; Ousmane Kéita, 22 ans, taxi-moto ; Boubacar Diallo, 14 ans, élève ; Thierno Aliou Barry, 17 ans, lycéen. Voilà la trop longue liste de ceux qui sont morts récemment en Guinée pour avoir manifesté.

Du 14 au 16 octobre 2019, plusieurs quartiers de la capitale Conakry et d’autres villes de Guinée ont été le théâtre de mouvements de contestation populaire. A l’appel du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), des milliers de manifestants ont battu le pavé contre le projet de nouvelle constitution qui pourrait permettre au président en place, Alpha Condé, de briguer un troisième mandat d’affilé, ce que lui interdit la constitution en vigueur. Les manifestations ont été interdites par les autorités administratives. Ceux qui ont voulu marcher ont été réprimés, occasionnant des affrontements entre manifestants et forces de sécurité. Le bilan des violences est lourd : le FNDC fait état d’au moins 11 personnes tuées, plus de 70 blessées, ainsi que 200 arrestations.

Une longue histoire de répressions des manifestations 

Cela fait plus d’une décennie que la Guinée est en proie à un cycle de violations graves des droits humains et d’impunité. Entre 2005 et 2015, au moins 350 personnes sont mortes et plus de 1 750 autres ont été blessées lors de manifestations. La plupart ont été blessées ou tuées par les forces de sécurité. La Guinée a une longue habitude d’utilisation excessive des armes à feu par les forces de sécurité lors de la gestion des manifestations. 

Des enquêtes promises mais jamais menées

Les hiérarchies de la police et de la gendarmerie affirment régulièrement que les forces de sécurité n’ont pas le droit de porter des armes lorsqu’elles surveillent des manifestations. Dès qu’il y a morts d’hommes, les autorités guinéennes indiquent officiellement qu’elles ouvrent des enquêtes. Mais ces enquêtes n’aboutissent jamais ; les autorités guinéennes préférant dans le même temps rejeter la responsabilité des morts sur les manifestants et l’opposition sans apporter la moindre preuve. 

C’est en rendant justice aux victimes des répressions de manifestations et en sanctionnant leurs auteurs que la Guinée rompra avec cette longue habitude de violations des droits humains et d’impunité.

Ci-dessous lettre à envoyer pour soutenir les victimes

A l’attention du Président de la République Alpha Condé
Monsieur le Président,
Les 14 et 15 octobre 2019, onze personnes, dont un gendarme, sont mortes par balles à Conakry et Mamou à l’occasion de deux journées de manifestations interdites. Entre 2005 et 2015, ce sont plus de 350 personnes qui sont mortes en Guinée lors de manifestations qui ont dégénéré en affrontements avec les forces de sécurité.
Jusqu’à ce jour, les enquêtes promises n’ont jamais permis de faire la lumière sur les circonstances de ces décès. Le manquement du gouvernement guinéen à rendre justice aux victimes est patent et cela concourt à faire perdurer la culture de l’impunité dans le pays.
J’appelle le gouvernement à créer rapidement une unité judiciaire spéciale chargée d’enquêter sur les violences commises lors de manifestations et de la doter en moyens suffisants pour qu’elle puisse faire son travail de manière indépendante et en toute impartialité.
Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma haute considération.
Monsieur Amara Camara
Ambassadeur de la République de Guinée
51 Rue de la Faisanderie,
75116 Paris

Site internet : https://www.acatfrance.fr

Equipe locale du Val Maubuée : Anne BAUDUCEAU (tel. 06 81 42 89 41)


 Chemin de croix à Torcy le 29 mars 2019 avec l'ACAT