Pôle missionnaire du Val Maubuée

Eglise Catholique

 Action des chrétiens pour l'abolition de la Torture

 


 



 

L’ACAT est une ONG chrétienne de défense des droits de l’homme créée en 1974. Association loi 1901, elle est reconnue d'utilité publique et d'éducation populaire. 

 L’ACAT combat la torture et défend l’abolition de la peine de mort, ainsi que le droit d’asile partout dans le monde, sans distinction idéologique, ethnique ou religieuse. 

Comme chrétiens, nous refusons la pratique de la torture et agissons pour son abolition, en accord avec l’article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 Les trois piliers de l’ACAT : agir, prier, être œcuménique

 Agir :

  • Envoi de lettres d’intervention aux autorités pour dénoncer la pratique de la torture ;
  • Soutien par envoi de lettres aux prisonniers victimes de la violence d’Etat et à leur famille ;
  • Sensibilisation des chrétiens au scandale de la torture ;
  • Education aux Droits de l’Homme en milieu scolaire.

 Prier :

  • Pour les personnes torturées et pour les tortionnaires, afin qu’ils retrouvent leur dignité d’homme. La « Nuit des Veilleurs » est une chaîne de prière relayée dans le monde entier à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture.

 Etre œcuménique :

  • L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture est une association œcuménique, internationale, fondée en 1974 par deux femmes protestantes.

 Action, prière et œcuménisme sont efficaces : chaque année nous mettons fin au calvaire de plus de 200 hommes, femmes et enfants

 

Trump ne renonce pas à la torture

La presse américaine a publié mercredi 25 janvier un projet de décret de la Maison-Blanche qui demander à l'administration d'examiner la possibilité de modifier les interrogatoires menés par la CIA et l'armée américaine rétablir les prisons secrètes de la CIA. Le lendemain, Donald Trump a réaffirmé son soutien à la torture

Depuis 2015, La loi américaine proscrit la pratique du waterboarding. A l'époque, un rapport du Sénat avait souligné que la torture pratiquée par la CIA avait été totalement inefficace pour collecter des renseignements utiles à la lutte contre le terrorisme. Selon sénateur républicain John McCain, "Le président peut signer tous les décrets qu'il veut, mais la loi est la loi. Nous ne ramènerons pas la torture aux Etats-Unis."

Philippines : "Donnez-moi la peine de mort, et je l'appliquerai chaque jour à cinq ou six criminels" déclarait le président philippin, Rodrigo Duterte, le 17 décembre

Le 04 / 01 / 2017

A partir du 16 janvier, le parlement philippin se réunira pour voter, en procédure très accélérée, l’adoption d’un projet de loi rétablissant la peine capitale. Le président veut qu’il soit adopté au plus vite.

Depuis son accession à la présidence des Philippines en juin dernier, Rodrigo Duterte a enterré l’État de droit et les libertés fondamentales. Avant même sa prestation de serment, il s’était engagé à ce que 100 000 criminels fussent éliminés au cours de ses six premiers mois de mandat. L'Eglise catholique philippine, qui avait milité pour l'abolition de la peine de mort, est vent debout contre 

Osons la fraternité, accueillons les étrangers.

Face à la montée inquiétante des discours de rejet et de haine de l’autre, l’ACAT a lancé fin 2016 la campagne « Accueil de l’étranger » , en partenariat avec   l’Eglise Protestante Unie de France et   JRS (Service Jésuite des Réfugiés).

Depuis une quinzaine d’années, la défense du droit d’asile fait partie intégrante du mandat de l’ACAT. Nombre de victimes de torture, pour lesquelles elle se mobilise, sont en effet contraintes de prendre un jour les routes de l’exil pour chercher asile dans un autre pays. Leur droit fondamental à obtenir une protection doit être ardemment défendu.

Sur notre secteur, l’équipe ACAT en partenariat avec la Pastorale des migrants et  en réponse à l’appel lancé par le Pape François  à l’occasion de la journée du migrant et du réfugié du 15 janvier , proposera  :

Le lundi 6 mars au centre Saint Paul à 20h30 une soirée débat en reprenant ce thème . » Migrants mineurs, vulnérables et sans voix »  -  Des informations plus précises vont être données !

Appel du mois de février : justice pour les prisonniers Sahraouis de Gdeim Izik

Sous occupation marocaine, le Sahara occidental est régulièrement le théâtre de répressions violentes de manifestations sahraouies pour les libertés

Torture et simulacre de justice pour les militants sahraouis de Gdeim Izik

Souvenez-vous : il y a 4 ans, le 16 février 2013, le défenseur des droits de l’homme sahraoui Naâma Asfari et 23 autres militants étaient condamnés par un tribunal militaire à de lourdes peines en raison de leur participation au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en 2010. Les condamnations avaient toutes été prononcées sur la base d’aveux obtenus sous la torture, à l’issue d’un procès inique - marqué notamment par le refus d’entendre les témoins cités par la défense. L’ACAT n’a eu de cesse de dénoncer les nombreuses irrégularités constatées lors de ce procès par plusieurs observateurs internationaux. En 2014, avec le cabinet Ancile-avocats, elle a déposé une plainte pour Naâma Asfari auprès du Comité contre la torture des Nations Unies.

Un positionnement historique du Comité contre la torture des Nations unies :

Lundi 12 décembre 2016, le Comité contre la torture de l’ONU a rendu sa décision, condamnant le Maroc pour la torture de Naâma Asfari, son emprisonnement .Nous réclamons justice pour lui et pour ses camarades.


 

Lettre à envoyer pour agir auprès des Nations unies :

Monsieur Antonio Guterres
Secrétaire général des Nations Unies
UN Headquarters
First Avenue at 46th Street
New York, NY 10017
USA

 

Monsieur le Secrétaire général,

Le Comité contre la torture de l’ONU vient de condamner le Maroc pour la torture de Naâma Asfari, défenseur des droits de l’homme sahraoui, et son emprisonnement sur la base d’aveux forcés. 23 autres militants sahraouis arrêtés en lien avec le camp de protestation de Gdeim Izik ont subi le même sort. Ces faits, ainsi que leur détention et leur jugement sur le territoire marocain, constituent des violations graves du droit international humanitaire applicable au Sahara occidental. Ces violations se perpétuent et demeurent à ce jour impunies.

Dans ce contexte, je vous demande de bien vouloir enjoindre au Maroc de :

  • libérer les détenus de Gdeim Izik ou, s’il existe des preuves suffisantes et admissibles qu’ils ont commis une infraction, les détenir et les juger en territoire occupé ;
  • diligenter une enquête indépendante sur les violations graves du droit international humanitaire qu’ils ont subies.

Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de ma haute considération.


Responsable : Anne Bauduceau

Téléphone : 06 81 42 89 41