Pôle missionnaire du Val Maubuée

Eglise Catholique

 Action des chrétiens pour l'abolition de la Torture




 


Contre la torture, contre la peine de mort

Prier pendant l’Avent avec la croix de l’ACAT

Chrétiens, Indignés, Engagés

(une croix de l'ACAT sera distribuée aux messes du 28 et 29 novembre 2020)

 

1er dimanche de l'Avent

Au vietnam, Ho Duy Hai risque toujours la peine de mort

Hai est emprisonné depuis 12 ans et  risque à tout moment l’exécution. Victime d’un procès inéquitable additionnant preuves fabriquées, obtention d’aveux sous la torture et multiples irrégularités procédurales, il n’a jamais eu aucune chance de démontrer son innocence.

À 23 ans, il terminait tout juste ses études lorsqu’il a été accusé d’un double meurtre, sans la moindre preuve. Avouant le crime sous la torture des policiers, sa culpabilité n’a jamais été remise en cause malgré l’absence du moindre élément l’incriminant.

Pourtant aujourd’hui, les perspectives de Hai sont sombres : la Cour Suprême a confirmé sa sentence en mai dernier. En 2014, Hai a déjà failli être exécuté. Nous continuons donc de nous mobiliser, avec ses soutiens sur place, auprès des autorités locales afin que la pression de l’opinion publique empêche à nouveau son exécution.

 

2ème dimanche de l'Avent

Au Mexique, la famille Muñoz est toujours sans nouvelle de ses 8 membres disparus
 
Avec plus de 40 000 disparitions entre 2006 et 2019, le Mexique est réputé pour ce fléau. Luisa et Fernando Muñoz vivent ce drame dans leur famille depuis juin 2011.

Ils résident à Anáhuac, dans la commune de Cuauhtémoc (État de Chihuahua), surnommée « capitale de la disparition ». Il y a plus de neuf ans, une altercation éclate entre les Muñoz, la police et un individu. Celui-ci, armé, tire des coups de feu devant leur résidence sans être inquiété par les forces de l’ordre  qui refusent d'intervenir.

Quelques heures plus tard, un commando constitué d'uniformes noirs, effectue une descente chez les Muñoz et embarque huit membres de la famille : un père, quatre fils, un gendre et deux neveux. C’est au cours de cet enlèvement que Luisa et Fernando Muñoz ont vu leurs proches pour la dernière fois.

Parce que la police n’a jamais reconnu quelconque implication dans ces disparitions en dépit des soupçons, ni mené aucune recherche sérieuse pour les retrouver, l’ACAT-France soutient la famille Muñoz. Nous avons récemment interpellé le Procureur spécialisé à Mexico afin qu’il se ressaisisse de l’affaire et que l'enquête, tout comme les recherches des disparus en vie ou sans vie, reprennent et aboutissent.

 

3ème dimanche de l'Avent

En Égypte, les activistes Eman et Hossam libérés, sont toujours sous contrôle judiciaire

Eman et Hossam avaient tous deux été arrêtés en février 2019 pour leur engagement pacifique, dans le cadre d’une campagne d’arrestation de masse pour réprimer la critique du gouvernement égyptien. Nous nous sommes mobilisés pour leur libération, pendant plusieurs mois, avec nos partenaires, et aujourd’hui, ils sont enfin libres. Détenus pendant un an et demi dans de terribles conditions, il leur faudra du temps pour se remettre des traumatismes physiques et psychologiques qu’ils ont subis, du fait de leur identité de genre et orientation sexuelle.

L’ACAT demeure toutefois vigilante à cause des termes de leur libération, sous contrôle judiciaire, qui leur impose notamment de se rendre tous les 45 jours au tribunal qui peut à tout moment exiger une nouvelle incarcération. De même, la situation des défenseurs de droits dans le pays ne cesse de se dégrader. 

 

4ème dimanche de l'Avent

Au Burundi, Germain est toujours en prison pour avoir travaillé avec l’ACAT ! 

Parce qu’il adhère aux valeurs de l’ACAT et qu’il a porté ses combats, le défenseur des droits humains Germain Rukuki a été injustement condamné  à 32 ans de prison, sans aucune preuve, à la suite de procès iniques, pour « mouvement insurrectionnel, atteinte à la sûreté intérieure de l’État et rébellion ».

Aujourd’hui, Germain est privé de liberté depuis déjà trois ans. Sous la pression internationale, d'avocats et de soutiens locaux, la Cour suprême du Burundi a cassé ce jugement fin juin 2020. Depuis 2015, la quasi-totalité des ONG de défense de droits de l’homme, dont l’ACAT-Burundi, ont été interdites. Le régime au pouvoir instrumentalise le système judiciaire dans le but d’étouffer toute velléité de contestation.

L’ACAT-France demande donc qu’il soit rapidement rejugé lors d’un procès qui respecte scrupuleusement le procès équitable et les droits de l'accusé, afin qu'il puisse  démontrer son innocence.

Quelles que soient les victimes et les charges pesant contre elles, notre mission consistera toujours à dénoncer ces outrages à la dignité humaine, dans chacun de nos pays d’intervention, en interpellant l’opinion publique et les gouvernants, en saisissant les organes compétents si nécessaire, afin que les personnes opprimées puissent être défendues et leurs mauvais traitements cesser. 

 

 

 



Appel ACAT du mois

Emprisonné depuis 10 ans pour avoir défendu les droits des Sahraouis, Naama Asfari militant engagé pour les droits humains dans le Sahara occidental occupé, est arrêté Le 7 novembre 2010, la veille du démantèlement du camp Gdeim Izik .
Il est passé à tabac et mis au secret. Pendant 5 jours, il sera torturé, humilié, privé d’eau et de nourriture. Les yeux bandés, il signe des aveux sous contrainte. Comme lui, 23 autres militants sahraouis sont arrêtés et soumis à de mauvais traitements. En 2013, après plus de deux ans de détention arbitraire, Naâma et ses compagnons sont condamnés par un tribunal militaire à 30 ans de prison.
Depuis la fin 2016,  son épouse la française Claude Mangin Asfari, n’a eu droit qu’à une visite, avant d’être à nouveau interdite d’entrer sur le territoire marocain .
Dans cette affaire, Le CAT , organe des Nations Unies contre la torture , a condamné le Maroc pour torture
L’ACAT-France et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (partenariat FIDH-OMCT) demandent leur libération, ainsi que des enquêtes indépendantes sur les allégations de tortures subies.
Vous pouvez agir  en allant sur le site de l’ACAT : www.acatfrance.fr
En téléchargeant la lettre et en l’envoyant , comme indiqué,  au Vice-président de la Commission européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

L’ACAT est une ONG chrétienne de défense des droits de l’homme créée en 1974. Association loi 1901, elle est reconnue d'utilité publique et d'éducation populaire. 

 L’ACAT combat la torture et défend l’abolition de la peine de mort, ainsi que le droit d’asile partout dans le monde, sans distinction idéologique, ethnique ou religieuse. 

Comme chrétiens, nous refusons la pratique de la torture et agissons pour son abolition, en accord avec l’article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 Les trois piliers de l’ACAT : agir, prier, être œcuménique

 Agir :

  • Envoi de lettres d’intervention aux autorités pour dénoncer la pratique de la torture ;
  • Soutien par envoi de lettres aux prisonniers victimes de la violence d’Etat et à leur famille ;
  • Sensibilisation des chrétiens au scandale de la torture ;
  • Education aux Droits de l’Homme en milieu scolaire.

 Prier :

  • Pour les personnes torturées et pour les tortionnaires, afin qu’ils retrouvent leur dignité d’homme. La « Nuit des Veilleurs » est une chaîne de prière relayée dans le monde entier à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture.

 Etre œcuménique :

  • L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture est une association œcuménique, internationale, fondée en 1974 par deux femmes protestantes.

 Action, prière et œcuménisme sont efficaces : chaque année nous mettons fin au calvaire de plus de 200 hommes, femmes et enfants


 

Morts pour avoir manifesté

Mamadou Lamarana Bah, 16 ans, élève ; Thierno Sadou Bah, 18 ans, chauffeur ; Mamadou Karffa Diallo, 22 ans, élève ; Mamadou Aliou Diallo, 24 ans, maçon ; Amadou Oury Diallo, 25 ans, chauffeur ; Abdoulaye Timbo Sow, 27 ans, marchand ; Thierno Mamadou Kalidou Diallo, 27 ans, médecin stagiaire ; Ousmane Kéita, 22 ans, taxi-moto ; Boubacar Diallo, 14 ans, élève ; Thierno Aliou Barry, 17 ans, lycéen. Voilà la trop longue liste de ceux qui sont morts récemment en Guinée pour avoir manifesté.

Du 14 au 16 octobre 2019, plusieurs quartiers de la capitale Conakry et d’autres villes de Guinée ont été le théâtre de mouvements de contestation populaire. A l’appel du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), des milliers de manifestants ont battu le pavé contre le projet de nouvelle constitution qui pourrait permettre au président en place, Alpha Condé, de briguer un troisième mandat d’affilé, ce que lui interdit la constitution en vigueur. Les manifestations ont été interdites par les autorités administratives. Ceux qui ont voulu marcher ont été réprimés, occasionnant des affrontements entre manifestants et forces de sécurité. Le bilan des violences est lourd : le FNDC fait état d’au moins 11 personnes tuées, plus de 70 blessées, ainsi que 200 arrestations.

Une longue histoire de répressions des manifestations 

Cela fait plus d’une décennie que la Guinée est en proie à un cycle de violations graves des droits humains et d’impunité. Entre 2005 et 2015, au moins 350 personnes sont mortes et plus de 1 750 autres ont été blessées lors de manifestations. La plupart ont été blessées ou tuées par les forces de sécurité. La Guinée a une longue habitude d’utilisation excessive des armes à feu par les forces de sécurité lors de la gestion des manifestations. 

Des enquêtes promises mais jamais menées

Les hiérarchies de la police et de la gendarmerie affirment régulièrement que les forces de sécurité n’ont pas le droit de porter des armes lorsqu’elles surveillent des manifestations. Dès qu’il y a morts d’hommes, les autorités guinéennes indiquent officiellement qu’elles ouvrent des enquêtes. Mais ces enquêtes n’aboutissent jamais ; les autorités guinéennes préférant dans le même temps rejeter la responsabilité des morts sur les manifestants et l’opposition sans apporter la moindre preuve. 

C’est en rendant justice aux victimes des répressions de manifestations et en sanctionnant leurs auteurs que la Guinée rompra avec cette longue habitude de violations des droits humains et d’impunité.

Ci-dessous lettre à envoyer pour soutenir les victimes

A l’attention du Président de la République Alpha Condé
Monsieur le Président,
Les 14 et 15 octobre 2019, onze personnes, dont un gendarme, sont mortes par balles à Conakry et Mamou à l’occasion de deux journées de manifestations interdites. Entre 2005 et 2015, ce sont plus de 350 personnes qui sont mortes en Guinée lors de manifestations qui ont dégénéré en affrontements avec les forces de sécurité.
Jusqu’à ce jour, les enquêtes promises n’ont jamais permis de faire la lumière sur les circonstances de ces décès. Le manquement du gouvernement guinéen à rendre justice aux victimes est patent et cela concourt à faire perdurer la culture de l’impunité dans le pays.
J’appelle le gouvernement à créer rapidement une unité judiciaire spéciale chargée d’enquêter sur les violences commises lors de manifestations et de la doter en moyens suffisants pour qu’elle puisse faire son travail de manière indépendante et en toute impartialité.
Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma haute considération.
Monsieur Amara Camara
Ambassadeur de la République de Guinée
51 Rue de la Faisanderie,
75116 Paris

Site internet : https://www.acatfrance.fr

Equipe locale du Val Maubuée : Anne BAUDUCEAU (tel. 06 81 42 89 41)


 Chemin de croix à Torcy le 29 mars 2019 avec l'ACAT