Pôle missionnaire du Val Maubuée

Eglise Catholique

 Action des chrétiens pour l'abolition de la Torture




 

L’ACAT est une ONG chrétienne de défense des droits de l’homme créée en 1974. Association loi 1901, elle est reconnue d'utilité publique et d'éducation populaire. 

 L’ACAT combat la torture et défend l’abolition de la peine de mort, ainsi que le droit d’asile partout dans le monde, sans distinction idéologique, ethnique ou religieuse. 

Comme chrétiens, nous refusons la pratique de la torture et agissons pour son abolition, en accord avec l’article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 Les trois piliers de l’ACAT : agir, prier, être œcuménique

 Agir :

  • Envoi de lettres d’intervention aux autorités pour dénoncer la pratique de la torture ;
  • Soutien par envoi de lettres aux prisonniers victimes de la violence d’Etat et à leur famille ;
  • Sensibilisation des chrétiens au scandale de la torture ;
  • Education aux Droits de l’Homme en milieu scolaire.

 Prier :

  • Pour les personnes torturées et pour les tortionnaires, afin qu’ils retrouvent leur dignité d’homme. La « Nuit des Veilleurs » est une chaîne de prière relayée dans le monde entier à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture.

 Etre œcuménique :

  • L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture est une association œcuménique, internationale, fondée en 1974 par deux femmes protestantes.

 Action, prière et œcuménisme sont efficaces : chaque année nous mettons fin au calvaire de plus de 200 hommes, femmes et enfants


Appel du mois de Novembre : J'AGIS POUR LA JUSTICE EN RDC

En 2005, des fosses communes sont découvertes en RDC. Les Nations-Unies décident d’enquêter sur les violations les plus graves des droits humains commises de 1993 à 2003 : c’est le « Rapport Mapping » publié en 2010 sans citer les coupables. Il est temps que la vérité soit connue.

Un « Rapport Mapping » publié malgré les pressions 

Le « Rapport Mapping » est le résultat d’une enquête rigoureuse menée par les Nations Unies en 2008 sur les violations des droits humains commises en République démocratique du Congo (RDC) entre 1993 et 2003. Il décrit 617 épisodes de violences massives – touchant principalement des femmes et des enfants -  commises par diverses forces armées rebelles ou gouvernementales provenant notamment de la RDC, du Rwanda, de l’Ouganda et d’autres pays voisins.

Plusieurs parties du rapport font l’objet de vives contestations des pays mis en cause. Malgré les pressions politiques pour qu’il ne voie jamais le jour, le « Rapport Mapping » est rendu public en octobre 2010. L’identité des responsables présumés des horreurs commises ne figure pas dans le rapport public mais est répertoriée dans une base de données confidentielle mise à la disposition du Haut-commissariat aux droits de l’homme des Nations unies (HCDH). Les enquêtes complémentaires sur la responsabilité de ces crimes sont malheureusement rapidement arrêtées et l’équipe des Nations-Unies qui travaille dessus est démantelée. C’est l’enterrement du « Rapport Mapping ». Jusqu’à ce jour, les responsables politiques et militaires de ces crimes restent impunis en RDC comme dans les pays voisins.  

Un nouveau contexte politique favorable à la lutte contre l’impunité

En octobre 2020, cela fera 10 ans que le « Rapport Mapping » existe. Aujourd’hui le contexte politique change en RDC : le nouveau président de la République, Félix Tshisekedi, a annoncé que la paix et la sécurité seraient au centre de ses priorités. 

C’est donc le moment de se remobiliser en faveur de la lutte contre l’impunité en RDC. En cela, l’ACAT partage la vision du Docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix en 2018 : Sans justice, la spirale des violences continuera. Déjà mobilisée par le soutien au film de Thierry Michel « L’homme qui répare les femmes » et une campagne menée en 2016, l’ACAT plaide pour que le « Rapport Mapping » et ses recommandations autour de la mise en place d’une justice transitionnelle et l’instauration d’une chambre spécialisée mixte au sein du système judiciaire congolais, soient enfin considérés par la RDC et avec le soutien de la communauté internationale.

Il est temps d’engager une action nationale et internationale ferme et concertée pour rompre le cycle de violence et d’impunité en RDC. Il est temps que la vérité soit connue et que les responsables politiques et militaires des crimes commis en RDC répondent de leurs actes devant la justice. 

https://www.acatfrance.fr/public/lettre-michelle-bachelet.docx


 

"La peine de mort en questions...."
ACAT/AMNESTY
Conférence-Débat sur la peine de mort
Le vendredi 22 novembre 2019, à 20h
à l'Espace Léo Lagrange de l'OMAC, 10 rue de la Fontaine, Torcy
Animée par Bernadette Forhan, présidente de l'ACAT
Renseignements : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Entrée  gratuite

Site internet : https://www.acatfrance.fr

Equipe locale du Val Maubuée : Anne BAUDUCEAU (tel. 06 81 42 89 41)


 Chemin de croix à Torcy le 29 mars 2019 avec l'ACAT